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NOTRE SÉLECTION DE POÈMES : Denise BERNHARDT

LA MAISON DU JOUIR *


Je n'ai jamais connu
Les battements de ton coeur
Après l'amour,
Ni les frémissements de tes lèvres
Sous les arabesques de mes doigts.
Je n'ai jamais vu
Les ailes de l'ange effleurer
Ton visage endormi.
Mais dans les transparences
Des espaces rêvés,
J'ai glissé mes mains sur toi,
Comme un lierre enroulé
A la harpe des nuits.
J'ai tissé des baisers
A l'orbe de tes cils.
Je me suis faite douce,
Lovée sur les sables du temps
Pour que jaillissent des grèves
Les sèves du plaisir,
Et par la folie de l'étreinte
J'ai sombré dans le vertige de ton corps,
Portée par la vague coutumière
Qui repousse à l'infini
Les limites du jouir.

Denise BERNHARDT Poétesse et écrivain français
membre de la Société des Gens de Lettres,
sociétaire de la Société des Poètes Français.
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Le 19 Novembre 2006

*maison de Paul Gauguin aux Iles Marquises

L'ARC-EN-CIEL BRISE


Pendant que tu couches entre tes draps
Tes vierges noires, tes reines de Saba
Pour célébrer Eros
En respirant l'orchidée mauve
Dont la beauté fait défaillir,
Mon corps glisse vers l'abîme
Aux chevelures d'algues,
Irisé de nacres et de phosphorescences.

Pendant que tu goûtes
Les fragrances sucrées
Dans la tiédeur des paysages,
Et que tu officies, pour que s'ouvrent devant toi  
Les isthmes et les deltas,
Mon corps suit les courants glacés
Des profondeurs

Pendant que ta semence étoile
Les nuits matricielles
Et que se perd la conscience au-delà du plaisir,
Mon sang n'est plus que transparence
Errante aux ruisseaux de mes veines.


Denise BERNHARDT Poétesse et écrivain français
membre de la Société des Gens de Lettres,
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Le 3 Août 2007


Nous laisser bercer par les sources murmurantes...


Tu n'es pas de ces rêves que l'on oublie.
Rien ne meurt jamais.
Il suffirait de raviver les braises de la mémoire pour retrouver l'incandescence de l'ineffable empreinte.

Un amour naît d'un autre amour, se nourrissant de sa substance et la tendresse passée se confond avec celle à venir, pour pérenniser le sentiment le plus sacré dont l'âme peut être l'hôte.

Pourtant, il n'y eut qu'un souffle
Entre nous,
Un jeu d'enfant cruel,
Des coups de poinçon dans le coeur,
Qui depuis, étoilent de gouttes vermeilles,
L'infini du temps

Denise BERNHARDT Poétese et écrivain français
membre de la Société des Gens de Lettres,
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Le 11 février 2004

A JAMAIS



Je m'en vais mon amour
Loin de ce monde embrasé
Par les fournaises de l'été,
Ou de ces terres étouffées
Par les pluies meurtrières
A l'heure des moissons,

Je m'en vais irrésistiblement
Sans avoir connu tes caresses
Et la passion de tes baisers,
Mais toujours
Avec ce rêve de palmes
Courbées
Sur les eaux bleues


Denise BERNHARDT Poétesse et écrivain français
membre de la Société des Gens de Lettres,
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Le 10 Août 2007
Feuilleter son livre La Mangrove du désir aux Editions Le Chasseur Abstrait avec

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