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NOTRE SÉLECTION DE POÈMES : Angie PUENTES PARRA

ODE AU MOMENT


  I
Un corbeau soulève les cendres
De l'éden parallèle,
En recueillant les écailles
De l'horizon.
En dilatant la brise vagabonde
Et parant le sol de feuilles

  II
La caresse du nuage
Plus méticuleuse, s'étend
Jusqu'à atteindre l'intention.
Des montagnes rocheuses nivellent
Le silence.
L'air s'oppose au scintillement
Des petits cadis sans chaînes.

  III

Escalader les empreintes des scarabées
En peignant le gris de l'eau
Resplendissant dans les troncs
En chantant aux larves,
Avec l'espoir que la blancheur […]
Chasse les lucioles
Qui quelquefois volaient

Angie Lucía PUENTES PARRA
« Des Lucioles d'un autre temps »
Traduit de l'espagnol par Maggy De Coster



PENDULE + SUSPENSION


Il pleut à Paris durant les matins
Et ici la pluie ne cesse pas, elle revient et apaise.
La télépathie ventriculaire s'arrête
Seulement pour penser au vin des jours.

Le contour des nuages sans commencement
Entrainés dans la mutation de mes siècles,
Immenses secondes qui coupent le fil de ma bouche,
  S'éclaircit.

Tirer la rue de l'antagonisme,
Assujetti à l'iris du filet
Désireux d'embrasser la distance

La pluie nous assemble tous les jours,
Toute seule elle le fait de plus en plus difficile, café couleur café, sentier à voie unique,
Le poids du souvenir allume des mots
Au milieu du nouveau mois.
Cette philosophie des voies non illuminées ne trouble pas les repères de l'horloge
Et la déviation passagère

Angie Lucía PUENTES PARRA
« Des Lucioles d'un autre temps »
Traduit de l'espagnol par Maggy De Coster



ASSEMBLAGE


Ce soupir vient et  répare ces fils rompus.
Le ciel s'engouffre dans un angle.
Comme le nom des lèvres qui oublient le cerveau,
L'arc attend le temps.

Une plateforme de stigmates dissolvent la couleur
des rues inondées

Il y a longtemps, très longtemps qu'on apprend à aimer le pouvoir.
J'ai décomposé le fragment du temps, comètes d'août,
Qui se tortillent et attendent la métamorphose du cercle plein,
Je la glane en plein milieu de la limite.

Ainsi, je  trouve la lanterne dénudée et ce n'est point une excuse,
C'est une autre paire de manches, des syllabes toutes seules récapitulent.
La chaise et le troisième silence,
Nous pouvons nous absenter en nous camouflant la distance.

Angie Lucía PUENTES PARRA
« Des Lucioles d'un autre temps »
Traduit de l'espagnol par Maggy De Coster



CONDOR


A la mémoire de Roberto Puentes Fierro

Les notes de silices et d'ancres permutées
Combattant des temps uniques, malicieux comme il le disait.
La milice incarnait des traces du passé,
L'étreinte de Beethoven
Et la perplexité de tourner en rond sans jugement.

Peu à peu, tu te rappelais la gloire des films muets et des trophées uniques,
     L'opéra de Rigoletto.
Arriver aux instants ironiques.

La boisson et tes commerces,
Te souriaient avant le bannissement de ces temps,
Coffre de secrets et de mémoires encrées
Dans le noyau de la réclusion et l'empreinte du temps

Je sentais que je pouvais être une étoile montante en musique,
J'ai eu l'honneur de voir des aigles antiques
De prendre du vin et de me rappeler l'odeur de tes cigares bénis par l'abandon,
D'éblouissants éclairs
Qui alors s'apaisèrent,
Mais qui continueront de briller

Dans l'obtus de Mars.

Angie Lucía PUENTES PARRA
« Des Lucioles d'un autre temps »
Traduit de l'espagnol par Maggy De Coster

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